Le jazz

Cette éponge de terre blanche
Engloutit dans un rouge songe
Le sang noir irrigué de bleu
D’anciens esclaves affranchis

L’âme des poilus de Harlem
Rougie aux braises de nos haines
Exhale son souffle d’ébène 

Et le jazz coule de leurs veines
Envahissant l’air âpre blanc
Dans un chorus de notes bleues